Wadi Siach
Children of the valley    from Haaretz, March 2008
By Fadi Eyadat

As a child, Jihan Abu Abbas hated living in Wadi al-Siah,
southwest of Haifa. She couldn't understand why her parents
chose to live in this isolated place On the outskirts of the city.
"I was cut off from all my friends. There were no parks or
public transport. I preferred to stay with my grandmother in
Haifa," she says. Today, at 27, she wouldn't dream of leaving.
"Ana bint alwadi," she says. "I'm a daughter of the valley.
The once neglected, desolate spot has become a popular
destination for hikers, environmentalists and youngsters wishing
to get away from it all.
In the bustling city, whose signature is the petrochemical plants'
chimneys, beneath the Carmel's deafening pub center, lies a wild
scenery gem reminiscent of a Greek or Sicilian village. Goats
graze between the unpainted Abu Abbas home and the carob
trees, the chimes of the bells On their necks pealing out. A
spring flows down to an orchard of pomegranates, figs and
citrus fruit. In pre-state days the resort home of the well-to-do
al-Hayat family from Haifa stood here.
Over the years the orchard was neglected and dried up, mold
covered the water pools and canals, weeds covered the spice
gardens and the terraces and houses crumbled.
Wadi al-Siah stretches from the Carmel neighborhoods to the
Mahane David Neighborhood and nearby cemeteries. Dr.
Johnnie Mansour, a Haifa historian and lecturer in the Beit Berl
Academic College, says that the wadi was named al-Siah, "the
wanderers," in the 13th century, when the Carmelite monks
wandered in the valley, living a life of seclusion and abstinence.
Many people believe that the Al Farj (Salvation) spring has
healing powers since the days of Elishah the prophet, who,
according to tradition, drank from its water. The Carmelites
built a monastery in the wadi and used the natural caves as
prayer sites, hiding places and burial sites.
The Haifa municipality is trying to raise funds to rehabilitate the
wadi and turn it into a green resort site. The Gil-Greenstein
landscape architects' firm made a plan to rehabilitate the wadi
20 years ago but the city has not found the budget to do so.
"The site has huge environmental, religious and recreation
potential," says landscape architect Gil Har Gil. "It has a
walking route, although it is not developed or attractive, but you
forget you're in a city."
Gil's plan is to restore the wadi's entrances from east and west
and the orchard. "It's a typical Mediterranean orchard. Farming
here was based On medicinal herbs and spices, citrus and fruit
trees that created shade and a pleasant place to sit in," he says.
"They had a meticulous, aesthetic irrigation system of canals
and dams that carried the spring water to the orchard," he says.
Said Uda, 81, of the Ahmadiyya Kababir neighborhood
overlooking the wadi, has been herding his goats here for 70
years. He remembers the summers he spent with the orchard
workers under the fig and orange trees. "It was paradise. I
passed many hours under the trees here. We ate fruit, the air
was good from the sea, not like today," he says.
Charlie, Yuli and Benny, Haifa men in their '20s, sit around a
water pool. They live in the nearby caves. "We've lived here for
months," says Charlie. Every now and then they are joined by
friends. "This is a main hiking route. People come and go, go
off to be alone then come together again. Young people come to
swim in the pool, eat rice and discuss spiritual matters," he says.
A religious young man arrives and asks us to leave so that he
can dip in the pool. "This wadi's destination is to bring people
together. People from all sects and communities come here.
Muslims come from Kababir, Jews from Mahane David and
Christians. And they all talk. That's the uniqueness of this
valley," says Charlie.
Les enfants de la vallee   de Haaretz, Mars 2008
Par Fadi Eyadat

Enfant, Jihan Abbas Abou detestait vivre a Wadi al-Siah, au
sud-ouest de Haifa. Elle ne pouvait pas comprendre pourquoi
ses parents avait choisi de vivre dans cet endroit isole a la
peripherie de la ville.
"J'etais loin de tous mes amis. Il n'y avait pas de parcs ou de
transports publics. Je preferais rester avec ma grand-mere a
Haifa,ֲ» dit-elle. Aujourd'hui, a 27ans, elle ne penserait pas en
partir. "Ana bint alwadi, dit-elle. ֲ«Je suis une fille de la vallee.
Cet endroit autrefois neglige et desole est devenu une
destination tres prisee des randonneurs, des ecologistes et des
jeunes desireux de sortir.
Dans l'animation de la ville, symbolisee par les cheminees des
usines petrochimiques, sous les pubs assourdissants du Carmel,
se trouve un paysage sauvage, une gemme qui rappelle un
village grecque ou sicilien. Les chevres broutent entre la
maison d'Abou Abbas et les caroubiers, les carillons
des cloches sonnent  a leurs cous. Une source s'ecoule vers un
verger de grenades, de figues et d'agrumes, lieu de villegiature
de la famille Hayat de Haifa
Au fil des annees, le verger a l'abandon s'est desseche, les
moisissures de l'eau ont couvert les bassins et les canaux, les
mauvaises herbes ont envahi les jardins d'epices et les terrasses
et les maisons se sont effondrees.
Wadi al-Siah s'etend du Carmel au quartier de Mahane David
et a proximite des cimetieres. Le Dr Johnnie Mansour,
historien de Haifa et maitre de conferences au College
Academique Beit Berl, affirme que le wadi  a ֳ©tֳ© nomme al-
Siah ֲ», les vagabonds," au 13e siecle, lorsque les moines
Carmelites erraient  dans la vallee, vivant une vie de solitude
et d'abstinence.
Beaucoup de gens croient que la source Al Farj (source du
salut) a des pouvoirs de guerison depuis l'epoque du prophete
Elie, qui, selon la tradition, a bu de son eau. Les
Carmelites ont  construit un monastere dans l'oued et utilise
les grottes naturelles comme sites de priere, cachettes et les
lieux de sepulture.
La municipalite de Haifa tente de mobiliser des fonds pour
remettre en etat le wadi et le transformer en un site vert et
attractif. Le bureau d'architectes paysagistes Gil-Greenstein  a
fait un plan de rehabilitation du wadi, il ya 20 ans mais la ville
n'a pas trouve de budget pour faire les travaux
"Le site a un enormes potentiel d'environnement, de pelerinage
religieux et d'aire de loisirsֲ», dit le paysagiste Gil Har Gil. "Il a
un chemin de marche, qui bien qu'il ne soit pas developpe ou
seduisant, vous fait oublier que vous etes dans une ville."
Le plan de Gil est de restaurer les entrees du wadi  a l'est et a
l'ouest ainsi que le verger. ֲ«Il s'agit d'un verger typique de la
Mediterranee. La culture y est fondee sur les herbes
medicinales et les epices, les agrumes et les arbres fruitiers qui
donnent de l'ombre et un endroit agreable pour s'assoir"
"Ils avaient un systeme meticuleux et  esthetique de canaux
d'irrigation et de barrages qui transportait l'eau de la source
aux vergers", dit-il.
Uda, age de 81 ans, du quartier de  l'Ahmadiyya Kababir qui
surplombe le wadi, a garde son de troupeau de chevres ici
pendant 70 ans. Il se souvient des etes, passes avec les
jardiniers du verger sous le figuier et les orangers. ֲ«C'etait le
paradis. J'ai passe plusieurs heures sous les arbres ici. Nous
mangions les fruits, l'air de la mer etait bon, et pas comme
aujourd'hui," dit-il.
Charlie, Yuli et Benny, des jeunes gens de Haifa, ages d'une
vingtaine d'annees sont assis  autour d'un bassin d'eau. Ils
vivent dans les grottes a proximite. "Nous vivons ici depuis des
moisֲ», dit Charlie. De temps en temps, des amis les rejoignent. ֲ
«Il s'agit d'un itineraire de randonnee principal. Les gens vont
et viennent, s'isolent  puis se reunissent  a nouveau. Les jeunes
viennent se baigner dans la piscine, manger du riz et discuter
de questions spirituelles, dit-il.
Un jeune homme religieux arrive et nous demande de nous
eloigner pour qu'il puisse se baigner dans le bassin. ֲ«Ce wadi
est destine a rassembler les gens, dit Charlie.  Des gens de
toutes les sectes et les communautes viennent ici. Les
Musulmans de Kababir, les Juifs de Mahane David et les
chretiens y viennent. Et ils se parlent tous. C'est le caractere
unique de cette valleeֲ».
Ce wadi est destine a rassembler les gens
Plans de rehabilitation de Wadi Siach
C'est ici qu'est ne l'ordre du Carmel il y a 800 ans
De belles photos
"Le puis des Essenes"
This wadi's destination is to bring people together
Plans for the rehabilitation of  Wadi Siach
This is the place where the Carmel order was born 800
years ago
Beautiful  photos
" The Essenes's well"
La promenade commence  en face du 15 rue Lotus, Merkaz Carmel
The walk starts in front of Lotus 15, Merkaz Carmel
Pictures by Catherien Leuchter
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