Haifa: Presentation de la ville
Haifa
Le Haifa de Guy et d'autres presentations sur le site magnifique de  Guy Shachar
Dans les rues de Haïfa, œuvres de Yom Omer
Haifa aujourd'hui
Les bruits du Piree me rappellent Haifa de Miri Harel
Orages sur Haifa
Connais ta ville , Haifa dans le passe     Societe historique de Haifa         
Photos anciennes presentees par le Club  Rotary
Photos historiques
Nostalgie
Photos anciennes presntees par Dan Eldar
Qui connait le photographe anonyme qui a pris ces photos de Haifa???
C'est la merveilleuse vue de Haifa, lorsqu'on arrive de la mer, qui fut, pour des centaines de milliers de
nouveaux immigrants, la premiere image, eblouissante du retour a Sion.
Depuis l'arrivee d'immigrants d'Europe et d'Afrique du Nord, des le debut du XXeme siecle, Haifa s'est
metamorphosee pour devenir un pole industriel, scientifique et universitaire, un lieu ou il fait bon vivre.
La ville se decline en cinq atouts principaux: beaute de la nature, education de haut niveau, dynamisme
scientifique et economique, qualite de vie, vie culturelle pluraliste
Le roi Salomon celebrait deja ce site dans le Cantique des Cantiques en ecrivant:
Ta  tete est haute comme le Carmel
La ville citee dans le Talmud et la Mishna fut aussi la ville du prophete Elie, dont la grotte est jusqu'a nos
jours un lieu de pelerinage tres frequente, donnant a Haifa un rayonnement spirituel important
Description
Presentation generale
Sur la route d'Israel,  Haifa,  Les jardins Bahai , La colonie Allemande,  Haifa, ses atouts
Tous les grands batiments
page d'accueil
Quelques presentations
Generalites
Quartiers de Haifa en photos
Panoramas
En 2006 et de meme chaque  annee Haifa recoit 5 etoiles de beaute
Et en 2013:
La ville: Haïfa,
         par A. B. Yehoshua
Newsweek 5/6/11

Je suis fier d’etre né à Jérusalem, la cinquième génération d'une famille Juive qui est arrivée
dans cette ville illustre au milieu du 19e siècle. Néanmoins, après la guerre des Six-Jours de
1967, ma femme et moi avons fait le choix de quitter Jérusalem -non pas pour aller vivre à Tel
Aviv, comme beaucoup de nos amis, mais plutôt d'aller plus loin au Nord, dans la ville portuaire
de Haïfa. Près de 45 ans plus tard, nous pouvons encore nous féliciter de cette sage décision, non
seulement parce que les divisions religieuses et politiques ont modifié le caractère de Jérusalem et
porté atteinte à sa santé mentale, mais aussi en raison des qualités uniques de Haïfa, qui
apparaissent plus clairement avec le passage du temps .

Si je devais définir Haïfa en une seule phrase, ce serait: la ville bien temperée. Cette ville cotiere
offre un mélange idéal de divers éléments qui, dans d'autres parties d'Israël, donnent lieu à
discorde et conflit.

On parle souvent de Haïfa comme d’un lieu où la montagne rencontre la mer, mais c’est plus
que cela. Il s'agit d'une fusion constante entre les deux. A Tel-Aviv on peut marcher près de la
mer, sans être au courant de sa présence jusqu'à ce que l’on atteigne la plage. Mais en raison de
la topographie de Haïfa et de sa baie, la mer est un élément permanent, même vue de fenêtres
éloignées. Et quelqu'un qui se promene sur la plage, ou qui s’éclabousse dans les vagues, peut
voir le vert des ravins éloignés qui sinuent entre les maisons.

Ce mariage topographique offre un cadre qui convient aux sortes d’harmonie sociale qui
embellissent la ville. Tout d'abord, c'est la coexistence de la majorité Juive et la minorité Arabe,
Chrétienne et Musulmane. Même dans les jours difficiles de l'Intifada Palestinienne, les deux
communautés de Haïfa sont restées en bons termes. La raison découle de la guerre
d'indépendance de 1948, lorsque les Juifs et les Arabes se sont affrontés dans tout Israël. Alors qu’
à Haïfa, alors même que les Juifs ont pris le contrôle de la ville, ils ont demandé aux habitants
Arabes de ne pas fuir et de ne pas chercher refuge au Liban. Beaucoup d'Arabes de Haïfa sont
restés, faisant confiance a la promesse des Juifs qu'ils ne seraient pas maltraités dans le nouvel
Etat, et dans les 63 années qui ont suivi, cet accord entre voisins a formé la base d'une relation
respectueuse.

Un bon nombre de rues à Haïfa sont au nom de maires et d'intellectuels Arabes de la période pré-
étatique. Les plaques de nos rues sont bilingues. Les églises et les mosquées, ainsi que le
sanctuaire Bahai au dôme doré et ses jardins magnifiques, sont des lieux de pèlerinage pour les
visiteurs de partout dans le monde, tous sous la protection des Juifs.

En effet, la plus grande vertu Juive de la ville est son esprit laïque pluraliste. Haïfa est une ville
qui ne succombera pas à toute coercition religieuse, et encore moins de la part des  Juifs. Il y a
quelques décennies, lorsque les transports publics ont été interdits dans tout le pays le jour du
Shabbat et les jours fériés, notre maire farouchement socialiste a insisté pour leur maintien, non
seulement pour respecter les droits des non-Juifs de la ville, mais aussi pour permettre aux
résidents qui ne possedent pas de voitures privées d’aller à la plage ou de rendre visite a des
parents le Shabbat. La politique laïque de transport de Haïfa demeure un symbole de ses valeurs
égalitaires et socialistes- la ville a longtemps été surnommée "Haïfa la rouge»-, qui subsitent en
face des fortes tendances d'Israël vers la droite, à la fois religieuses et politiques. En même temps,
l’administration de la ville prend soin de respecter sa population religieuse. Dans les quartiers
orthodoxes, les rues sont fermées à la circulation le samedi, et les résidents laïques ne se
plaignent pas comme ils le font dans d'autres villes. En effet, si vos besoins sont respectés, vous
êtes attentif aux valeurs et aux sentiments des autres.

Haifa jouit en plus de tous les avantages d'une grande ville. Mais, contrairement à Tel Aviv, elle
se trouve a un court trajet de quelques-uns des plus beaux paysages du pays: la Galilée, la crête
du Carmel, la vallée de Jezréel. Je pense parfois que si Jérusalem continue à nous entraîner dans
son escalade nationaliste et ses conflits religieux, et Tel-Aviv dans son hédonisme radical, nous
devrons construire une petite barricade au sud de la ville de Zikhron Yaakov, et établir une
république autonome Haifaite, bienveillante envers le reste d'Israël, mais unique et indépendante.
Après tout, ce n'est pas par hasard qu'en 1902, dans son merveilleux roman utopique Old New
Land, le visionnaire sioniste Theodore Herzl a distingué Haifa comme la ville modèle du futur
Etat Juif.

Yehoshua est l'auteur, plus récemment, de Un feu amical. (Cette colonne est traduite de l'Hébreu en Anglais
par Stuart Schoffman. traduction libre en Francais)
Haifa, un refuge pour les
ecrivains,               par Sami Michael
Haïfa un joyau aux multiples facettes
31/10/2012 Par Elyse Glickman De JewishJournal.com
Les Américains en visite comparent souvent  Haïfa avec San Francisco pour son paysage
vallonné et à la mode, et ses quartiers agreables, ou à Boston pour son mélange de milieux
universitaires et de culture maritime. Alors que cette ville du nord d'Israël est un lieu de week-
end pour les   Jérusalémites et Tel Aviviens, Haïfa est également intéressante comme une ville
d'avenir, avec son rayonnement international en expansion comme   centre de high-tech, ou
en tant que ville portuaire pittoresque avec une riche histoire de 3000 ans
Haïfa est aussi une métropole multiculturelle, souvent présentée comme un modèle de
coexistence entre Arabes et Juifs. La troisième plus grande ville d'Israël, elle comprend six
confessions et une variété de communautés ethniques vivant ensemble près de la mer.
L'une des destinations les plus populaires de la ville est les jardins Bahai. Situé sur le versant
nord du Mont-Carmel, le site du patrimoine mondial de l'UNESCO dispose d'un escalier de 19
"jardins suspendus" qui relie Haïfa avec la ville d'Akko d’une grande importance pour les
bahá'ís lieu du dernier repos de leur prophète, le Báb. Les Jardins Baha'i offrent des vues
panoramiques sur la ville, les collines de Galilée et la mer Méditerranée.
A la base des Jardins Baha'i est la colonie allemande, la première de plusieurs colonies
fondées au 19e siècle par les Templiers allemands. Parmi ses maisons en pierre rustique est
l'Hôtel Colony Boutique (colonyhaifa.com) dont le directeur et le personnel  orientent les
invités vers leurs  endroits préférés pour manger, boire et faire des emplettes dans ce quartier
magnifiquement préservé. Le quartier environnant, qui a ressuscité dans les années 80 et 90,
est maintenant parsemé de bars colorés, de cafés et d’un centre commercial avec des
magasins   donnant des réductions sur plusieurs marques de vêtements populaires israéliens.
Des histoires fascinantes jonchent les rues de la colonie allemande. Parmi les monuments qui
racontent l'histoire de Haïfa est la maison de l'auteur excentrique du 19eme siècle, mystique et
diplomate Laurence Oliphant, dont le secrétaire était le poète Naftali Herz Imber, qui a écrit
«Hatikva», l'hymne national israélien.
Le Musée de la ville de Haïfa (hcm.org.il), ou Beit Ha-am (littéralement, la «Maison du
Peuple») est la clef de voûte de la colonie allemande. Initialement créé comme  espace de
réunion publique et école, plusieurs rénovations ont transformé l'espace en un musée avec des
expositions temporaires qui mettent l'accent sur le passé de la ville et sur son avenir.
Le Musée Tikotin d'Art Japonais (tmja.org.il) au sommet du Mont Carmel abrite une
impressionnante collection de plus de 7.000 trésors donnés par l'architecte japonais et
marchand d'art Felix Tikotin. Le v de Tikotin était que sa collection serve de moyen d'élargir
les connaissances des Israéliens sur le Japon. A quelques pas se trouve le Musée d'Art de Haïfa
(hma.org.il), qui abrite une fabuleuse collection permanente de  peinture, de  sculpture
contemporaine et de gravures par des artistes israéliens et étrangers.
D'autres musées près de Haïfa offrent quelque chose pour chaque visiteur, du Musée National
Maritime (nmm.org.il) et MadaTech - Le Musée national  des sciences (madatech.org.il) au
Musée Hecht de l'Université de Haïfa (mushecht.haifa . ac.il), le Musée ferroviaire (rail.co.il)
et le Musée de la production d'huile alimentaire, qui retrace l'histoire de 2000 ans  d'huile de
cuisson en Israël.
Pour  regarder les gens passer, arrêtez-vous  près  des "College Town",  les quartiers proches
de l’  Université de Haïfa et du Technion -   Institut de Technologie d’Israël. Les terrains
autour des universités constituent une ville internationale dans la ville, attirant des étudiants de
premier cycle et des cycles supérieurs de partout dans le monde, dont certains travaillent à
Matam, le premier parc de high-tech d’Israël, où se trouve les divisions de R & D des sociétés
comme Google, IBM, Qualcomm , Microsoft et Yahoo!. Un des endroits les plus frappants qui
témoigne de la diversité de la ville est la vieille ville, qui commence là où une tour de l'horloge
historique ottomane se trouve dans l'ombre de la Tour Voile, bâtiment moderne de
gouvernement dans le bas de la ville de Haïfa.
Les gastronomes apprécieront  des endroits pour déjeuner comme le restaurant Allenby ou
gouteront des pâtisseries, des fallafels et des fruits vendus au marché arabe de Wadi Nisnas,
qui longe les quartiers arabes et chrétiens de la ville. Des peintures murales habilement
disposées, des sculptures métalliques et des murs de mosaïque d'artistes locaux de différentes
confessions ponctuent  visuellement le quartier, tandis que la cardamome et le cumin apportent
une sensibilité aromatique à cet endroit.
Les amoureux de la nature, vous voudrez peut-être aller à la plage Dado  ou à la plage
Meridian pour voir des plantes rares, ou vous aventurer sur des sentiers de randonnée le long
d'une des rivières locales (Lotem, Si'akh, Ezov et Akhuza). Le Parc National du Carmel  est
plus grand parc national d’Israël, avec environ 25.000 hectares de forêt plantés de pins,
d'eucalyptus et de cyprès.
Vous pensez à un voyage à Israël autour de 'Hanoucca? Ne manquez pas l'occasion de voir la
ville lors d'une de ses périodes les plus dynamiques de l'année. S’étendant de Wadi Nisnas au
quartier de la colonie allemande, la fête  annuel le Hag Ha Hagim, ou Festival des Festivals,
se déroule tous les samedis de Décembre. Le festival célèbre le judaïsme, le christianisme et
l'islam à travers  musique et  spectacles de danse, événements artistiques et culturels,  art et
artisanat équitables, et, bien sûr, beaucoup de nourriture locale succulente.
IESE Business School, Universite de Navarre , Centre pour la Globalisation et la Strategie
Cites en mouvement, Rapport pour 2014
Haïfa que vous ne connaissez pas
Par Renana Halperin, de The mouse 18/8/13
L’émigration, le marasme culturel et quelques deux événements par an ont cédé la place au
cours des derniers mois au punk, à l'art, et à des foules de jeunes. Alors, avant de partir pour
Berlin, réfléchissez à nouveau et envisagez la nouvelle capitale des hipsters
Des collines verdoyantes, de vastes plaines, une baie ouverte vers la mer, des vents modérés,
des parcs et des cours d'eau… Du point de vue de la topographie, Haïfa semble Too good to be
true. . Lorsque à tout cela on ajoute encore un renouveau culturel, des transports pratiques, et
les efforts de la municipalité pour attirer les jeunes et les artistes et, non moins important, un
faible loyer, on se demande comment la plupart d'entre nous insiste toujours pour s’agglutiner
dans le centre de Tel Aviv, appauvris. La Métropole du Nord d'Israël, a souffert pendant des
années de migration négative et de stagnation culturelle, du peu d’attractions comme le
téléphérique et le festival annuel du film. Récemment, cependant, il semble que Haïfa jouisse d’
un renouveau urbain et d’une floraison culturelle accélérés: migration positive, hausse des
valeurs foncières et éveil culturel. Tous les signes indiquent que la terre de Haïfa bouillonne et
que nous devons tous nous remettre à jour.
Downtown Haïfa
Une année électorale est toujours un catalyseur pour une augmentation de l'activité
municipale, Et en effet la municipalité de Haïfa s’est récemment montrée très productive : en
commençant par le projet du port et l’ajout du terminal Carmel, l’inauguration de la Metronit-
une partie du projet de révolution dans le transport, l'accent sur les activités culturelles, et peut-
être le projet le plus important, l’Espace 21 dans le downtown. Il semble que la municipalité a
finalement mis en œuvre ce que le monde a compris depuis longtemps, la rénovation urbaine
se produit là où sont les jeunes. Les étudiants et les artistes attirent la clientèle, consolident
autour d'eux la communauté et imprègnent la vie. Cette population est le plus souvent d’une
couche socio-économique faible, et il faut un soutien institutionnel pour l’attirer. Dans le
projet de l’Espace 21  initié par Zahi Terno, porte-parole de la municipalité, la municipalité a
lancé un appel à des artistes leur offrant un studio pendant deux ans, dans des zones qui dans
le passé se composaient d’espaces abandonnés, sans payer de loyer et avec une réduction sur
les impôts municipaux. Sur 160 candidats, 21 ont été sélectionnés et ont rejoint les entreprises
pionnières actives dans ce quartier. Le résultat, il semble, a dépassé les attentes: des artistes
anciennement de Haïfa, de Tel-Aviv, et de partout dans le pays sont venus s’installer et créer
dans la Ville Rouge. Des marques connues de Tel Aviv se sont établies, comme Assufa
VeMaasia, qui opérait au marché aux puces, "Unger" du Gan HaHashmal, Ahat Ahat du
marché aux puces de Jérusalem, "Pua", galerie et centre culturel « nouveau et méchant » du
groupe Maayan, le studio de musique de Micah Shitrit, et des studios dans tous les domaines.
"Nous avons à Haïfa une occasion en or», dit Leer Stern, qui dirige Things avec Naama
Lahat, un magasin qui propose des collections d'élite aux côtés de manifestations culturelles
"J’ai vécu à Tel-Aviv, j’ai été engagée dans la mode mais il n'y avait aucun moyen de lancer
un studio à cause du loyer. maintenant c’est tout à coup possible. On a l’impression d’être à
Soho, une scène de jeunes artistes qui créent sans cesse".
Le changement ne se manifeste pas seulement dans la ville basse, mais aussi à Hadar, au pied
de la montagne, qui montre des signes de vie nouvelle: la mise en place d'un village d’
étudiants attire des jeunes, et s’accompagne d’un éveil des résidents, des initiatives privées et
des entreprises. Une initiative bienvenue à Hadar, Bamania, par exemple, a lieu une fois par
semaine pendant deux mois, et propose des événements artistiques en plein air: un ticket de dix
shekels donne accès à des galeries d'art, des musiciens, des danseurs, des performances
Fringe, des réductions pour boissons et nourriture, le transport gratuit dans la ville, et tout cela
avec des créations locales. Les artistes et le public utilisent ces cartes subventionnés et jouissent
de conditions privilégiées. "Après deux saisons très réussies je prévois que Bamania trois
donnera des bourses a des ensembles, à condition qu’ils soient de la région, dit Hadass Ben
Artzi, initiatrice du projet et directrice artistique. "Le but ultime était de donner un contenu
culturel à la communauté et de soutenir les artistes locaux." Et il semble qu’a côté des
événements établis, il y a une vie communautaire de quartier très cristallisée Il y à Hadar des
gens qui vont jusqu’au bout, a ajouté Ben-Artzi "Nous avons le vendredi des repas
communautaires pour lesquels tous descendent dans la rue avec des plats. En même temps je
travaille afin qu'il y ait des espaces de répétition pour les artistes et beaucoup d’évènements
communautaires. La municipalité se joint parfois a posteriori et subventionne des événements,
mais les choses restent de nature clandestine ".

Jeunesse aux franges
Les changements dans la ville se voient dans la vie urbaine, mais comme partout dans le
monde, quand il y a un changement réel, il se reflète souvent dans l'art: pendant des années, le
musée d’art de Haïfa, le troisième plus grand musée du pays, piétinait et ne se distinguait pas
sur la scène nationale. Quand il y a deux ans, Ruthi Direktor a été nommée conservatrice en
chef et a commencé à le faire vivre à nouveau. Direktor s’est donne comme but de relier le
musée a la vie urbaine et par des expositions et des idées audacieuses, le musée a commencé à
attirer le public même de régions éloignées du pays. A côté de l’art institutionnel de Haïfa, on
peut voir le mouvement animé de l’art underground: Broken Fingaz, sous le label Ghostown,
est peut-être le mieux connu, travaillant depuis plus de dix ans. Ils partiront bientôt en tournée
mondiale en Europe au Mexique et à New York. Souvent ils disent que c’est l'ennui de la vie
dans la périphérie qui les a inspirés à créer, que leur isolement les a éloignés de la scène de Tel
Aviv et les a empêchés d’être influences, ce qui fait que leur savoir-faire est associé avec le
punk jeune, brut, fruste et original. Sous le nom de Broken Fingaz ils créent de l'art de rue,
des affiches, des pochettes de disques, des T-shirts, animent une galerie et une boutique et
inspirent de nombreux artistes de la culture de la rue, qui montrent leur présence dans les rues
de Haïfa.
S’il y a quelque chose que la périphérie sait créer c’est une culture marginale originale et
vivace, dont la musique de Haïfa est un bon exemple depuis des années. Haïfa a exporté
certains des meilleurs groupes de punk dans le pays, tels que Carmela Gros et Wagner, Useless
ID, Bolabar, Stella Maris et des artistes comme Uzi Navon et Talek- l’Indie. "De notre temps,
la scène était psychique» dit Ishay Berger, guitariste de Useless ID et soliste de Bolabar. A 17
ans, j’ai travaillé à City Hall et tous les grands orchestres étaient là, de Sonic Youth, a Rage
Against the Machine et un millier de personnes venaient à chaque concert. Comme nous nous
sommes volatilises, il y avait un sentiment que la scène était morte, et qu’ il n'y avait personne
pour la remplacer ". Mais Berger estime qu’il y a quelque chose de nouveau dans l'air "Nous
avons joué récemment au WunderBar et c’était vraiment fou, ça bouge tout autour. Le Syrup
apporte beaucoup de groupes et cela n’est pas simplement incroyable." Pas seulement le Punk
a fleuri à Haïfa, des artistes comme Miss Red, Easy Rider Sound, Sweetshop P Boys et le duo
à succès à l'échelle mondiale 3421 sont tous les artistes qui sortent des sentiers battus
israéliens, se font connaitre à l'étranger et attirent dans la ville beaucoup d'artistes et de
fêtards. "A Haïfa, contrairement à Tel-Aviv, il n'y a pas nécessairement de définitions, vous ne
devez pas faire partie d’une scène spécifique, tout simplement parce qu'il n’y en a pas assez,
"dit Joie, la moitié du groupe 3421, à leur retour d’une tournée internationale." Cela nous a
fait passer sur de nombreuses scènes et fait absorber beaucoup de choses différentes, et cela se
reflète dans notre musique. "Bien que le duo passe effectivement la plupart de son temps à
l'étranger, il a également réussi à noter les changements "il y a le sentiment d'une deuxième
vague à Haïfa, mais encore elle n’est pas de la même ampleur qu’à Jérusalem, par exemple, et
cette vague n’est pas affamée de vie nocturne .Il n’y a pas ici de grand club, vous ne pouvez
pas jouer après 23 :00, il y a des groupes et des amis, mais nous attendons toujours d'ouvrir ici
un grand club, alors les choses pourront vraiment changer. Je ne pense pas que Haïfa est plus
attrayante, juste que Tel Aviv est en baisse depuis des années ".

Le meilleur moment pour observer le développement urbain est peut être celui où les lumières
s’éteignent: une jeune communauté apporte souvent une vie nocturne bouillonnante, et dans la
nouvelle Haïfa les changements sont sans aucun doute considérables. "Récemment, nous
avons atteint un âge d'or à Haïfa», explique Nimrod Rotem, cinéaste, blogueur, producteur et
un homme accompli » Depuis six ans, mes amis et moi avons monté des parties à Haïfa. J’ai
récemment quitté ce domaine et je dois dire que je n’ai pas vraiment remarqué mon absence !
La ville est pleine d'action. Pour la première fois, nous débattons pour choisir où aller, il y a
littéralement du Bar Hopping et nous ne devons plus dépendre des DJs venus de Tel Aviv. La
scène se focalise sur le Syrop de Ben Riftin, qui parvient à créer une culture et une vie
nocturne aux normes les plus élevées, et à apporter les meilleures performances: le groupe
Dirty Beaches a ouvert sa tournée en Israël à Haïfa, les meilleurs DJs et groupes du pays
viennent y apparaître, et ceci en parallèle avec des activités et des conférences culturelles sur
divers sujets. "Il y a deux mois nous avons ouvert HaMirpesset, dit Shai Amsalem du label
Ghosttown. HaMirpesset au cœur de Hadar est un bar-galerie-restaurant, qui apporte des
activités artistiques de l'étranger et d’Israël, et vise à faire le lien essentiel entre l'art et le
merchandizing, offrant de la nourriture végétarienne, de la bière importée, de la musique de
phonographes et la brise de la mer "Cela donne encore un air de hardcore, mais qui aurait
pensé que tous les jours à Hadar les fêtards trouveraient une place raisonnable pour sortir à 1
heure du matin ?», explique Amsalem "Il n’y a aucune raison pour que cette scène ne se
développera pas, à Tel Aviv le coût est exorbitant, à Jérusalem il n’y a pas la mer et Haïfa à la
mer et vous pouvez y vivre avec une certaine qualité de vie »

Tel Aviv versus Haïfa

Les processus urbains présentent une certaine complexité, même si ils affichent un visage
positif. Avec la montée en popularité et le renouvellement de la ville, la demande pour les biens
immobiliers augmente, et les prix montent - tendance surprenante. Pendant des années le
quartier du Carmel était apprécié comme le quartier bourgeois de Haïfa, mais récemment un
renversement se profile: le Municipalité de Haïfa a lancé un projet stratégique du centre-ville
avec la construction d'un nouveau port et la transformation de ce quartier en centre d'affaires,
ce qui augmente automatiquement les prix. Aujourd'hui, la situation est à Haïfa inverse de la
tendance mondiale, avec des prix de l'immobilier bas près de la mer, la municipalité veut
changer ce phénomène. La municipalité projette de canaliser l'argent pour financer le
développement urbain et immobilier et estime que dans dix ans les prix de l’immobilier seront
supérieurs de 15% au prix sur le Carmel. "Les appartements se vendent ici très rapidement et
il y a beaucoup de mouvement », dit Stern, "On ne parle que d’un commencement, mais la
région est devenue plus populaire et le coût du loyer et les autres prix augmentent en
parallèle". Il y a quelques jours Globes a indiqué que la Société Almog a vendu en une
semaine 101 appartements à l'entrée de Haïfa pour une somme totale de 125 millions de
shekels, la plupart des acheteurs étant des résidents locaux et le reste des investisseurs de Tel
Aviv. On construit à Kiryat Bialik 4500 unités de logement, et la ville de Haïfa va construire le
nouveau stade Sammy Ofer qui pourra accueillir 30 000 spectateurs. Dans le projet Village des
étudiants, la municipalité offre 1500 shekels à ceux qui vivent dans certaines rues, ce qui rend
ce projet attrayant pour les étudiants ainsi que pour les investisseurs. Au cours des dernières
semaines, il y a eu une forte augmentation de la demande de l'investissement dans la ville et
en particulier à Hadar. Depuis le début de l'année la demande a augmenté de 25% depuis cette
époque l'année dernière.

La hausse des prix et de la demande dans l'immobilier ne sont pas les seuls symptômes dus au
développement urbain, Il ne faut pas oublier que les quartiers en développement sont habités
depuis des années et le renouvellement urbain affecte également cette population. "Nous avons
fait une exposition La nouveauté et le mal, qui témoigne du processus qui se passe ici», dit
Natalie Levine "C’est un processus très complexe. Il semble que les jeunes qui viennent ici
fleurissent, mais ils le font au détriment de quelque chose qui existe déjà. Il y a toute une
génération de gens qui vivent ici depuis des années, la plupart du temps de classe socio-
économique  inférieure et nous devons comprendre ce qu'il faut faire avec eux. Vous ne pouvez
pas voir ce processus de gentrification sans la critiquer. "Levin et ses partenaires ont décidé de
créer une Association de résidents afin qu’elle fasse partie du processus de décisions de la
municipalité." Il semble que l'élan de la municipalité est conduit de façon très précise et très
planifiée" elle ajoute," aux côtés des expositions nous avons aussi des réunions de
l'Association, auxquelles nous faisons venir des experts en procédures de renouvellement
urbain pour expliquer à ceux qui vivent ici que de s’associer donne de la force et que l’on doit
établir un plan à long terme, ce qui conduira à un afflux positif dans les deux sens. Nimrod
Rotem ne s’empresse pas non plus pour encourager la municipalité de Haïfa:" La ville
commémore la périphéricité, ils ne comprennent pas comment fonctionne une ville et ignorent
les processus naturels en essayant de toujours établir un centre unique. Pendant des années
Hadar a été négligée et soudain sont venus des étudiants qui ont établi le Village des étudiants.
La ville a vu qu'elle avait des opportunités lucratives et a décidé de s’impliquer "Contrairement
à Rotem, Shai Amsalem est très intéressé par la mise en place de participation et de soutien:".
C’est un changement remarquable et ce serait dommage qu’il ne soit pas pris en charge par les
autorités locales. Il semble que les gens au pouvoir préfèrent payer une fortune pour faire
venir des chanteurs pop sleazy que d'investir dans l'art véritable qui pousse à partir du bas,
Cela est dû au manque de sensibilisation aux normes mondiales. D’assez nombreux artistes
travaillent jour et nuit et pourraient percer si seulement ils pouvaient obtenir de l'aide ".

L'éveil intérieur des résidents ou la main qui guide à la municipalité, il semble que tous les
éléments sont réunis pour former une nouvelle Haïfa. "Il y a un mouvement de personnes en
provenance de Tel Aviv qui viennent ici et d’anciens résidents qui retournent à Haïfa," conclut
Nimrod Retem, "Pas parce qu’ils ont échoué, mais par ce que c'est un bon moment
maintenant, il y a un équilibre, qui ne peut être dit à propos de Tel-Aviv. ATel Aviv tout le
monde est impatient, ce qui crée une atmosphère un peu psychotique. Ici c’est agréable et Keif,
Chaque personne qui fait quelque chose arrive au, comment vous le dites ?, niveau ". Il semble
que la relation amour-haine avec Tel Aviv est un facteur clé qui fait venir les gens à Haïfa,
"Tel Aviv est très temporaire et insuffisante, il n’y a pas d'intimité», dit Ben-Artzi,
"l'appartement est temporaire, le compagnon occasionnel, l’emploi temporaire et comme il se
passe toujours quelque chos,  la plupart est englouti. Ici Il y a un sentiment d'intimité et de
simplicité, avec beaucoup de creation ".
Haifa vue par des artistes